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La e-cigarette en France

La e-cigarette en France
Il y a une quinzaine d’années maintenant, un petit outil révolutionnaire rentre dans la prévention contre le tabagisme : la cigarette électronique ! Chaque fumeur qui souhaitait en finir avec la cigarette s’en emparait. Ce fut une telle réussite qu’en 2010 le marché de la vape rapportait 4 millions d’euros.

Aujourd’hui les chiffres les plus récents dont on dispose, selon Santé publique France, montre que 32,8% des Français ont déclaré en 2017 avoir expérimenté la cigarette électronique. Les utilisateurs quotidiens de cette méthode représentent 2,5% des 15-75 ans et sont fumeurs (58,8%) ou ex-fumeurs (41,2%). La France, troisième marché mondial derrière les USA et le Royaume-Uni, compte plus de 2 millions de vapoteurs. En Europe, c’est 9 millions de personnes qui déclarent avoir diminué leur consommation de cigarettes grâce à la vape.

La e-cigarette en France

Une crise

Toutefois, aujourd’hui, le marché de la vape s’assombrit depuis les sinistres faits divers venus des USA,dont les récits traversent l’Atlantique. En effet, cet été, les États-Unis ont connu une vague de maladies pulmonaires, avec près de 1 300 vapoteurs touchés et au moins 29 décès.

Les maladies ont commencé à apparaître de façon éparse en mars et avril, mais c’est seulement en juillet que les autorités ont commencé à comprendre que des vapoteurs étaient frappés d’une même maladie mystérieuse. L’épidémie se poursuit, selon les centres de contrôle et de prévention des maladies, qui indiquent que des vapoteurs se présentent encore dans les hôpitaux.
La e-cigarette en France

 

La cause de cette épidémie : une huile de vitamine E apparemment ajoutée dans des « recharges au cannabis » vendues sur le marché noir. Cette hypothèse avait déjà été pointée du doigt, mais c’est devenu, à l’heure actuelle, une certitude par la découverte chez 29 patients dont les fluides pulmonaires ont été analysé par les Centres de contrôle et de prévention des maladies.
La Vitamine E est normalement inoffensive. Elle s’achète sous forme de gélule à avaler ou d’huile à appliquer sur la peau mais elle est nocive une fois inhalée ou chauffée.

 

La e-cigarette en France

 

Plusieurs villes et États américains ont pris des mesures : certains, comme l’État de New York ont interdit les liquides aromatisés des cigarettes électroniques quand d’autres, tel le Massachusetts, ont tout simplement voté l’interdiction de la vape.

La e-cigarette en France

 

Certitude : l’image de la e-cigarette est ébranlée à travers le monde. Le 18 Septembre, le gouvernement indien a embrayé, de façon radicale : interdiction de l’importation, de production et de vente de cigarettes électroniques.

Des ventes en baisse :

Ces derniers temps, les conséquences de la crise américaine se font sentir sur le marché, aussi bien en boutique que sur internet, et dans les consommations. Sur la période de rentrée, habituellement dynamique, les professionnels de la vape remarquent une baisse de 10% des nouveaux usagers. Les kits simples d’initiation pour vapoteurs débutants sont particulièrement concernés.
La e-cigarette en France

 

Au delà des ventes, c’est aussi l’image de la e-cig qui a été ébranlée. Réalisé auprès de 1 000 personnes au début du mois de septembre, un sondage mené par BVA pour l’association Sovape, qui défend la cigarette électronique, montre que trois Français sur cinq pensent que vapoter est au moins aussi dangereux que fumer.

La e-cigarette en France

C’est donc une «épidémie» qui alarme jusqu’en France, même si la vape reste un moyen efficace de se sevrer du tabac.

Le mois de la vape

Depuis 2016, chaque mois de novembre, Santé Publique France lance le « Moi(s) sans tabac ». Cette opération est inspirée de « Stopober » opération qui a lieu tous les mois d’octobre en Grande Bretagne depuis 7 ans et dont l’objectif est d’aider les fumeurs souhaitant stopper leur consommation de tabac.

Rappelons que la majorité des médecins en France et à l’étranger considèrent le vapotage comme nettement moins nocif que le tabac.

Le « Moi(s) sans tabac » prendra donc chez les buralistes la forme du « Mois de la Vape ».
En tant qu’entrepreneurs responsables, les buralistes prennent le parti d’accompagner leurs clients qui souhaitent arrêter le tabac. Cela passe donc par la promotion de la vape auprès des consommateurs qui désirent réduire leur addiction au tabac.

Cette action a six enjeux :

  • Politique: tenir l’engagement, pris dans le Protocole d’accord signé avec le Gouvernement, d’accompagner les fumeurs souhaitant arrêter.
  • Sociétal: prouver que le buraliste est le point de contact privilégié par rapport à ce phénomène de société.
  • Économique: un marché dont les prévisions portent sur un milliard d’euros en 2020.
  • Commercial: la cible concerne 12 millions de fumeurs.
  • Stratégique: s’adapter à une mutation profonde du marché du tabac
  • Sanitaire: en sept ans, la vape a permis à 700 000 fumeurs de décrocher du tabac.

4 objectifs :

  • Ouvrir le débat avec les autorités de santé publique
  • Sensibiliser encore plus les buralistes au secteur
  • Séduire le consommateur, lui garantir de conserver le plaisir de la nicotine différemment
  • Mobiliser le réseau, grâce à des outils de communication et de sensibilisation

 

Face à cette crise, les buralistes réagissent et se doivent de rassurer leur clientèle

L’étiquetage et la traçabilité des produits doivent être notre priorité pour rassurer notre clientèle et garantir des services de qualités qui nous sont propres.

N’hésitons pas à fournir des descriptions détaillées qu’il s’agisse de la provenance et de la constitution des produits vendus dans nos commerces et de sensibiliser les clients sur les produits à risque.

 

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