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Quelle est la composition d’un e-liquide?

De quoi est composé un e-liquide ?

Quelle est la composition d’un e-liquide ? De quoi est composé un e-liquide ? 

En tant que revendeur, que vous soyez magasin spécialisé, grande surface, fournisseur, revendeur, buraliste… vous devez maîtriser le produit que vous vendez. Noyés sous un flot d’informations parfois, trop pointues, il est compliqué de transmettre des réponses simples et adaptées à sa clientèle.

L’e-liquide est-il sans danger ? Comment savoir si j’achète un bon e-liquide ? Pour répondre à ces interrogations, vous devez fournir un langage technique et simple. Il est vrai que de nombreuses interrogations ont longtemps persisté quant à la composition de l’e-liquide, mais suite à une étude réalisée par des experts de 14 nationalités à La Rochelle en décembre 2016, lors d’un congrès médical (sans aucun financement par l’industrie), les choses apparaissent beaucoup plus claires. Etudions-les ensemble.

UNE COMPOSITION PLUS SAINE

L’étude montre dans un premier temps qu’il n’y a aucune combustion dans la vape, mais une simple condensation ou vaporisation des composants de l’e-liquide aromatisés contenant de la nicotine ou non.

Vapoter, c’est bien plus sain que fumer. Aussi, la nouvelle norme AFNOR en la matière oblige le fabricant européen certifié à proposer un étiquetage lisible et exhaustif. Les flacons de 10 ml sont livrés avec une notice complète. Cette norme oblige ainsi les fabricants à être transparents pour rester compétitif et ne pas faire penser d’avoir à cacher quelque chose.

Ainsi, le premier conseil que vous donne DSC VAPE sur le choix du e-liquide à vendre à vos clients est de connaître la composition exacte des produits que vous vendez. Ne vendez que des e-liquides avec un étiquetage lisible, une notice complète conforme à la loi TPD.

DE QUOI EST CONSTITUÉ UN E LIQUIDE ?

En détails, voyons maintenant de quoi est constitué un e-liquide et de quels produits faut-il se méfier ?

  • Le propylène glycol (PG) est « l’alcool »

La molécule de Propylène Glycol

Cette molécule compose la fumée propulsée sur les scènes de concert. Elle a aussi pour fonction d’humidifier certains aliments, d’humidifier certains médicaments de notre quotidien et même hydrater le tabac car elle a des propriétés anti-moisissures. Elle est aussi un principe actif toxique pour les coléoptères et est utilisé comme antigel pour les avions et les voitures. C’est également un agent de blanchiment et un composé présent dans les gâteaux et les boissons.  Lorsqu’il est absorbé par voie orale, le propylène glycol est une source d’énergie pour le corps puisqu’il est transformé d’abord en acide lactique par le foie puis en acide pyruvique. La majeure partie des e-liquides sont composés à partir de propylène glycol, ce solvant organique utilisé en masse dans l’industrie agroalimentaire ou pharmaceutique notamment permet le mélange des composants et évite les séparations de «phases », il a donc un rôle de liant dans les formules d’e-liquides.

Bref, il est utilisé quasiment partout !!

Le PG est un ingrédient  quasi indispensable dans un e-liquide : ayant comme principal défaut et principal « avantage » d’être irritant, il est à l’origine du fameux « hit » ou contraction de la gorge que les ex-fumeurs recherchent  lorsqu’ils veulent substituer la cigarette par la cigarette électronique. Mais il peut également provoquer des allergies ou des intolérances telles que des irritations de la gorge, des toux, l’assèchement des muqueuses, des maux de tête, des nausées. N’ayant pas que des défauts, il permet aussi d’abaisser la température de vaporisation de l’e-liquide sinon il faudrait chauffer davantage la résistance et donc avoir un appareil davantage « puissant » pour que la vaporisation de l’e-liquide soit efficace.  Au début de l’essor de la cigarette électronique, le Pg a longtemps été attaqué pour sa toxicité alors qu’il est en fait deux fois moins toxique que la vitamine C!

Mais en raison des désagréments provoqués par le PG, certains fabricants se sont lancés dans des gammes d’e-liquides ne contenant pas de PG voire en infime quantité afin d’abaisser au maximum les risques que celui-ci pourrait entraîner aux vapoteurs.

Récemment, un nouveau composant appelé le Végétol (VGT) ou chimiquement le propane1.3 diol viendrait suppléer son homologue le propylène glycol. Celui-ci a comme avantage d’éviter les risques d’allergies et/ou d’irritations liés à la vaporisation du PG et de procurer un hit naturel. Il est en quelque sorte plus sain que le PG car il a une origine 100% végétale et ne provient pas de la pétrochimie contrairement au PG. En revanche, les e-liquides contenant du Végétol ne représenteraient pour l’instant qu’une petite part du marché dans le monde des e-liquides.

D’autres fabricants commercialisent des e-liquides dits sans « alcool » dont l’appellation n’est pas totalement correcte : la stratégie de ces fabricants voulant  attirer une certaine catégorie de personnes dont  la consommation d’alcool est prohibée vient du fait qu’ils jouent sur l’appellation usuelle de l’«alcool ».

En effet, l’alcool qui est consommée, qui peut rendre ivre et que l’on peut retrouver à l’état naturel est en réalité de l’éthanol ou aussi appelé alcool éthylique.

Mais chimiquement, tous les noms de composés chimiques finissant en « ol » ou tout composé organique dont l’un des carbones est lié à un groupe hydroxyle (-OH) est en réalité une molécule appartenant à la famille des alcools.

Il existe trois catégories d’alcools qui sont les alcools primaires, les alcools secondaires et les alcools tertiaires dont la plupart d’entre eux  sont mortels en cas de consommation tel que  le méthanol, le propanol ou le butanol.

A proprement  dit, certains fabricants disant qu’ils sont « sans alcools » ne le sont  pas en réalité car la présence d’un alcool comme le propylène glycol ou du végétol est nécessaire pour fixer et diluer les molécules aromatiques dans les e-liquides.

  • La glycérine végétale

Non cancérigène, elle est – comme son nom l’indique – d’origine entièrement naturelle. Elle a notamment pour vertu de conserver les saveurs intactes.

Comme le propylène glycol, elle est fréquemment utilisée dans les aliments et les médicaments. Elle a des vertus émollientes et hydratantes.

La glycérine végétale, utilisée pour les mêmes propriétés de solvant, permet aussi de générer davantage de vapeur que son cousin organique, mais son goût sucré peut dénaturer les arômes et sa viscosité encrasser les atomiseurs. Elle est donc généralement employée en faible quantité pour les vapoteurs qui souhaitent retrouver les sensations d’une vape proche à une cigarette et en grande quantité pour les vapoteurs qui souhaitent avoir une vape récréative.

Chaque vapoteur a ses propres goûts. Il faut tester différents e-liquides pour savoir laquelle de ces deux molécules est la plus adaptée. Comme pour le vin par exemple, certains recherchent des sensations plus fortes en bouche que d’autres.

Sur les étiquettes de tous les flacons d’e-liquides aux normes, les proportions de chacune de ces bases sont indiquées usuellement dans cet ordre :

  1. Pourcentage de propylène glycol (PG) ;
  2. Pourcentage de glycérine végétale (GV ou VG).

Ainsi, plus la proportion de propylène glycol est élevée, plus le vapoteur ressentira ce fameux hit, un effet de picotement dû à la contraction du larynx. Il ressent alors une sensation intense proche de celle du fumeur qu’il était ou est toujours occasionnellement.

En revanche, les e-liquides composés davantage de glycérine végétale (pouvant aller jusqu’à 100%) donnent des sensations plus douces toutefois le nuage de vapeur sera aussi plus dense.

  • Les arômes

Communément consommés et utilisés dans l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique, ils sont non cancérigènes. Mais testés en situation de chauffe, des chercheurs ont détecté des traces de formaldéhyde, métaux lourds et acroléine sous inhalation. Toutefois, les études qui pointent ces substances sont souvent dénoncées, car elles seraient biaisées. En effet, elles ont poussé l’usage de l’e-liquide à l’excès, de façon à créer une surchauffe de la résistance. En effet,  une chauffe au-delà de 275°c transformerait la glycérine végétal en acroléine (un puissant irritant) alors qu’en général une vape fait monter la température aux alentours de 180°C.

En outre, notre environnement intérieur ou urbain en contient des doses bien supérieures. Il convient de lire les conclusions formulées par les spécialistes. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article.

Des milliers de saveurs permettent ainsi de plonger le vapoteur dans un univers aux odeurs agréables, loin de l’odeur nauséabonde du tabac.

Les arômes sont deux deux types :

  • Les produits aromatisés artificiellement

Leurs concepteurs mettent en avant l’absence totale de risque allergique mais parfois, la saveur est moins intense…

  • Les arômes naturels

De nombreuses marques proposent une large gamme de produits naturels, parfois issus de l’agriculture biologique et locale.

La qualité est meilleure, le plaisir d’inhaler le produit liquide est plus intense. Il est possible de varier en ayant plusieurs réservoirs (appelés « clearomiseurs » (lien sur le site DSC VAPE)) contenant des e-liquides aux fragrances différentes…

Il est d’autant plus facile de varier que les e-liquides ne sont vendues qu’en petits flacons de 10 ml (sauf pour un produit sans nicotine, qui peut avoir une contenance supérieure).

  • La nicotine

Addictive et irritante, elle n’est pas cancérigène. C’est la fumée brûlée du tabac qui donne le cancer (combustion + monoxyde de carbone), et non pas la nicotine.

Au total, c’est la seule substance addictive que le vapoteur voudra progressivement se débarrasser. C’est pourquoi il ne faut pas commencer à vapoter si l’on n’est pas fumeur. De plus, c’est strictement déconseillé pour les enfants et les adolescents.

Pour cela, il faut diminuer progressivement le dosage au fil des mois. Pour y parvenir, varier les arômes est une diversion utile.

En effet, les flacons sont proposés avec différents dosages. Les recommandations usuelles sont les suivantes :

Pour un ex-gros fumeur (plus d’un paquet de cigarettes par jour) : 19,6 mg/ml.

Pour un ex-fumeur à moins d’un paquet par jour : 9, 11 ou 13 mg/ml.

Pour un ex-petit fumeur (environ 5 cigarettes par jour) : 3 mg/ml

Mais en réalité, ces recommandations ne sont souvent que ceux du fabricant, alors que la quantité de nicotine présente dans l’e-liquide dépend également de l’appareil que le client utilise,  de ses envies, de la nature de la nicotine contenue dans le e-liquide ainsi que de la façon dont le client vapote. En effet, selon que le client vape en aspirant fort, qu’il vape en espaçant les bouffées dans le temps, il faudra adapter l’offre de l’appareil avec  un e-liquide qui satisfera le client.

Il existe aussi des e-liquides sans nicotine. Ils se présentent alors dans des flacons de 10 ml, mais aussi de 20 à 50 ml car la réglementation est plus souple en France pour ce e-liquide jugé plus inoffensif. Sa consommation ne fait l’objet d’aucune interdiction.

Quand à la nicotine, il existe la nicotine dit « free base » et les sels de nicotine.

La nicotine free base est la nicotine dont l’absorption nécessite plusieurs minutes (environ 7 minutes) avant que les récepteurs nicotiniques ne les perçoivent au cerveau. Il a pour principal avantage de procurer un hit prononcé. Mais dû au temps mis par cette forme de nicotine pour satisfaire les récepteurs, le vapoteur, à force de vaper, aura souvent des irritations à la gorge avant de savoir que sa dose de nicotine a été suffisante. Lorsque la dose de nicotine est trop importante, le vapoteur peut se retrouver avec des nausées, des maux de têtes. Ce sont des cas souvent rencontrés par ceux qui ont essayé la vape mais qui n’en n’ont pas été convaincus.

L’autre solution nicotinique est le sel de nicotine, par extraction à partir d’un acide lactique ou benzoïque (jugée plus dangereuse que l’acide lactique en raison des effets cancérigènes de l’acide benzoïque). L’avantage principal du sel de nicotine est la satisfaction quasi instantanée des récepteurs du cerveau mais ayant comme inconvénient la procuration d’un hit très faible. Cela permet au vapoteur de vaper des liquides à haut teneur de nicotine sans pour autant avoir la gorge irritée et de satisfaire rapidement les récepteurs nicotiniques.

Dans un avenir proche, nous pensons que le marché évoluera davantage. Que théoriquement si les deux formes de nicotine qui ont chacun leur avantage et inconvénient, sont combinés pour créer un e-liquide répondant aux deux problématiques du fumeur qui est le hit et la satisfaction nicotinique. Il n’y aurait plus de fumeurs.

Le vapoteur ne sera plus face au dilemme du hit ou de la satisfaction nicotinique, il choisira un e-liquide qui contient les deux si et à condition que la formule chimique ne présente aucune dangerosité ou instabilité moléculaire.

Tandis qu’en parallèle, les fabricants d’appareils élaboreront un appareil pouvant procurer des hits même sur des e-liquides sans nicotine. En effet, il a été remarqué qu’un e-liquide contenant de la menthe pouvait donner une sensation de contraction à la gorge même sans présence de nicotine.

  •  Eau et parfois alcool (éthylique)

Inoffensive, elle est condensée grâce à la résistance qui chauffe l‘e-liquide dans le réservoir de la cigarette électronique. Elle permettrait d’abaisser la température de la vaporisation du e-liquide.

Garantie sans diacétyl, sans parabène, sans ambrox.

QUEL EST LE CANDIDAT INCRIMINÉ POUR LA TOXICITÉ ?

En France, une réglementation sur l’étiquetage et les composants utilisés permet de s’assurer l’absence de composés potentiellement dangereux à l’inhalation comme le diacétyle, le parabène, ou l’ambrox.

Mais alors, pourquoi serait-il toxique ? La nicotine, sous sa forme aqueuse, présente en effet un danger pour la peau, surtout chez les enfants. Quant à ses effets à l’inhalation, il n’y a a priori aucune raison qu’ils soient plus dévastateurs que chez les fumeurs. Considéré plus comme un excitant comme la caféine ; il peut présenter des signes d’addictions.

En fait, il n’y a pour le moment aucune étude assez fouillée démontrant la toxicité du produit fabriqué pour le fonctionnement des vapoteuses électroniques. Les effets en seront connus que d’ici plusieurs décennies. Certains médecins, comme le Dr Dautzenberg, ont d’ailleurs choisi leur camp et prônent haut et fort leur foi en cette méthode pour arrêter de fumer.